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Aujourd’hui jeudi 11 décembre 2025
Pénitents et francs-maçons de l'ancienne Provence est un livre de l'historien Maurice Agulhon paru en 1968.
Ce livre, dont une première édition paraît en 1966, est la thèse de troisième cycle de Maurice Agulhon, alors maître-assistant à la faculté des lettres d'Aix-en-Provence. L'auteur, constatant une sociabilité intense dans le département du Var dans la première moitié du XIXe siècle, champ géographique et chronologique de sa thèse d'État en préparation, cherche à en comprendre les origines en remontant à l'Ancien Régime, dans le même territoire.
Pour étudier la sociabilité, l'auteur recherche les différentes formes d'associations repérables dans les sources. Son exposé est divisé en trois parties. La première décrit les confréries, et en particulier les confréries de pénitents — associations à la fois cultuelles et charitables — parce qu'elles sont nombreuses et parce que l'adhésion y est volontaire. L'auteur dépeint la diversité des confréries et leur évolution vers une laïcisation. La deuxième partie porte sur le développement des loges maçonniques dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Elle démontre que les élites sociales, les nobles et les riches bourgeois, délaissent les confréries pour adhérer à cette nouvelle forme de sociabilité. La troisième partie étudie les sociétés populaires de l'époque révolutionnaire, qui bien souvent prennent la suite des confréries.
Ainsi, Maurice Agulhon démontre que, si la structure et les buts des associations évoluent, passant du religieux au philosophique puis au politique, la sociabilité, pratique culturelle de rassemblement des individus, perdure. Il caractérise de cette manière une sociabilité méridionale.
Le livre reçoit un accueil très favorable, matérialisé par de nombreux comptes rendus pour chacune des éditions. Novateur par ses méthodes et son sujet, il se situe au carrefour de plusieurs domaines historiques, montrant la possibilité d'écrire une histoire sociale et culturelle du religieux et du politique. Il met au premier plan la notion de sociabilité, dont Maurice Agulhon, qui poursuit par deux ouvrages son étude de ce phénomène dans la première moitié du XIXe siècle, passe pour « l'inventeur ». Ce concept de sociabilité connaît un grand succès, il est repris et adapté à d'autres cadres géographiques et à d'autres périodes.
Programme du mois
Lundi 1er décembre 2025L'église Notre-Dame de Dives-sur-Mer est un édifice catholique qui se dresse sur le territoire de la commune française de Dives-sur-Mer, dans le département du Calvados, en région Normandie. Elle a été le lieu d'un pèlerinage important qui a duré essentiellement jusqu'aux guerres de Religion et la destruction d'un objet soumis à la dévotion des fidèles, un Christ Saint-Sauveur trouvé selon la tradition au XIe siècle par des pêcheurs ; le pèlerinage a repris ensuite jusqu'à la Révolution française. Si l'édifice actuel conserve des éléments datés du XIe siècle et a subi au fil des siècles de sévères déprédations, il est en relatif bon état du fait de campagnes de restaurations successives dont la dernière en cours date du début du XXIe siècle. C'est « le monument le plus remarquable de Dives » selon Arcisse de Caumont. Elle fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1888. Un certain nombre d'éléments mobiliers font l'objet d'une inscription. L'église a conservé peu de vitraux anciens, même si, à la fin du XXe siècle, un panneau de vitrail du XIVe siècle en provenant a été retrouvé et acheté par la commune avec le concours de l’État. L'édifice conserve en outre de remarquables graffitis marins sur ses murs, datés du XVe au début du XXe siècle : le corpus de graffitis, exceptionnel car le nombre de ceux-ci est supérieur à 400, permet d'étudier les navires à la fois marins et fluviaux et également de nombreux aspects, dont religieux, de la vie de la communauté présente dans la commune sur plus de cinq siècles. |
Mardi 2 décembre 2025Rushmore est un film américain réalisé par Wes Anderson, sorti en 1998. C'est le deuxième long-métrage du réalisateur. Le film raconte l'histoire d'un adolescent excentrique nommé Max Fischer (Jason Schwartzman), élève de l'école privée Rushmore, qui devient ami avec le riche industriel Herman Blume (Bill Murray) ; leur amitié est mise à mal lorsqu’ils tombent tous les deux amoureux de l'institutrice Rosemary Cross (Olivia Williams). C'est le premier rôle au cinéma de Jason Schwartzman et la première collaboration d'Anderson avec l'acteur Bill Murray. La musique du film comprend de nombreuses chansons de groupes de rock associés à la British Invasion des années 1960, tandis que la musique originale est composée par Mark Mothersbaugh. Les thèmes abordés sont la famille dysfonctionnelle, la limite floue entre l'enfance et l'âge adulte, l'amitié, l'amour et, pour la première fois dans la filmographie d'Anderson, la mort et le deuil sont évoqués. Les résultats au box-office sont bons mais modestes, le film est bien noté par les spectateurs et reçoit un accueil très positif de la part des critiques de cinéma. En 2016, le film a été sélectionné pour être conservé au National Film Registry des États-Unis car il est considéré comme culturellement, historiquement ou esthétiquement significatif. |
Mercredi 3 décembre 2025La bisexualité (c'est-à-dire l'attirance physique, sexuelle ou amoureuse pour les hommes et les femmes) est omniprésente en Grèce antique. À cette époque, les hommes sont présupposés par leurs contemporains comme étant spontanément sensibles à la beauté des deux sexes, et ils voient l'attirance envers une femme et un jeune homme comme étant également naturelle. Les hommes sont tenus de se marier et de fonder une famille, le mariage jouant un rôle essentiel et socialement valorisé. Dans un même temps, le désir et l'amour d'hommes légèrement plus âgés envers des adolescents (pédérastie) sont très répandus, et même encouragés, notamment à Athènes, comme un moyen d'éducation — très règlementé — de la jeunesse masculine. Du fait d'un manque de sources antiques, la bisexualité féminine est moins documentée, en dehors du cas resté célèbre de Sappho. Présente dans les représentations artistiques, les discussions philosophiques (notamment sous forme de comparaison entre l'amour des jeunes hommes et des femmes) ainsi que dans la mythologie, la bisexualité en Grèce antique connait une importante postérité. Tour à tour censurée, célébrée ou déformée, objet de diverses tentatives d'instrumentalisation, la bisexualité grecque est l'un des cas de bisexualité dans l'histoire les mieux documentés et les plus étudiés, tout en étant également jusqu'à ce jour l'un des exemples les plus connus du grand public. |
Jeudi 4 décembre 2025Le viaduc-métro de Charenton est un ouvrage d'art ferroviaire de type pont à poutres situé dans le département français du Val-de-Marne en région Île-de-France. Il relie les communes de Charenton-le-Pont et Maisons-Alfort en franchissant la Marne, l'autoroute A4 et la route départementale 103. Mis en service en 1970, le viaduc est emprunté par les rames de la ligne 8 du métro de Paris. La longueur totale de l'ouvrage est de 199 m. Constitué de poutres en acier reposant sur des piles en béton, il a la particularité d'être en pente continue en raison du dénivelé entre les deux rives de la Marne. Il est rénové pour la première fois en 2011. |
Vendredi 5 décembre 2025En mathématiques, et plus spécialement en géométrie, l'espace à quatre dimensions (souvent abrégé en 4D ; on parlera par exemple de rotations en 4D) est une extension abstraite du concept de l'espace usuel vu comme espace à trois dimensions : tandis que l'espace tridimensionnel nécessite la donnée de trois nombres, appelés dimensions, pour décrire la taille ou la position des objets, l'espace à quatre dimensions en nécessite quatre. Par exemple, une boîte rectangulaire est caractérisée par sa longueur, sa largeur et sa hauteur ; cela amène au système des coordonnées cartésiennes, souvent notées par les lettres et . Dans l'espace à quatre dimensions, les points sont de même repérés par quatre coordonnées ; la quatrième, qui est le plus souvent notée ou , correspond à une nouvelle direction, perpendiculaire à toutes les directions de notre espace. L'idée d'une quatrième dimension (alors identifiée au temps) apparaît au milieu du XVIIIe siècle, proposée par d'Alembert et rendue rigoureuse par Lagrange, mais ce n'est qu'un siècle plus tard qu'une véritable géométrie de l'espace à quatre dimensions est développée par divers auteurs, avant d'être complètement formalisée par Bernhard Riemann en 1854. Les outils conceptuels ainsi créés permettent en particulier de classifier complètement les formes géométriques en quatre dimensions analogues aux formes traditionnelles de l'espace usuel, comme les polyèdres ou les cylindres. L'utilisation de la quatrième dimension (et de dimensions supérieures) est devenue indispensable à la physique moderne, de la théorie de la relativité (dont le cadre géométrique est l'espace de Minkowski, un espace à quatre dimensions muni d'une géométrie non euclidienne) jusqu'à la physique quantique. |
Samedi 6 décembre 2025Charles-François Richard, également connu sous le nom de Richard-Chambovet à partir de son mariage, né le à Bourg-Argental (province de Forez) et mort le à Saint-Chamond (département de la Loire), est un industriel de la soie français, particulièrement connu comme initiateur de l'industrie du lacet. Après une brève carrière militaire durant la Révolution française (siège de Toulon et armée d'Italie), de 1793 à 1796, ses débuts de moulinier sont modestes. Puis il s’établit comme passementier orienté vers la fabrication de padous, rubans nécessaires aux culottes ou aux catogans. Mais il est ruiné une première fois en raison du marasme économique général ; ultérieurement la mode les délaisse définitivement, ce qui met fin à cette activité. En quête d'une nouvelle spécialisation, Richard se rend au Conservatoire des arts et métiers, récemment créé, où il rencontre Joseph de Montgolfier. Il y trouve un métier à tresses rudimentaire qui produit des éléments de section ronde — jusqu'alors, les métiers à tisser ne permettent de produire que des éléments plats — et dès lors, il travaille inlassablement à l'améliorer. Ainsi, ce pionnier ouvre la voie de la fabrication industrielle des lacets. Il innove d'une part en développant ces métiers et secondairement il leur adjoint une machine à vapeur comme force motrice. Plus tard, il reste précurseur et installe dans ses ateliers un calorifère comme chauffage central, ce qui accroît la rentabilité et permet un travail plus soigné. Enfin, il dote les ateliers d'un éclairage au gaz pour en augmenter la productivité. Dans le cadre de la révolution industrielle naissante, Charles-François Richard est à l'origine d'une industrie qui domine l'Europe, reconnue jusqu'en Amérique. La production de lacets est en effet primordiale à cette époque : ce sont des éléments de mercerie très répandus, qui servent d'attaches diverses. De ce fait, la ville de Saint-Chamond où il s'est installé devient incontournable dans ce domaine. |
Dimanche 7 décembre 2025Les Soufflaculs de Nontron sont une tradition populaire de la ville de Nontron, dans le département français de la Dordogne en région Nouvelle-Aquitaine. Initialement très répandue dans le Midi de la France, cette fête carnavalesque ne subsiste que dans quelques localités, et notamment à Nontron. La journée de célébration est caractérisée par le défilé des Soufflaculs, vêtus de chemises de nuit et de bonnets de coton blanc, qui, avec un soufflet, ont pour mission de défiler dans la ville et de chasser les mauvais esprits qui se cacheraient sous les jupes des femmes. Durant cette mascarade qui remonte au Moyen Âge, le peuple se déguise à l'origine pour se moquer des riches, des ecclésiastiques et des puissants. Malgré des difficultés économiques et politiques à demeurer actif d'une année sur l'autre, ce carnaval reste l'événement majeur de la vie festive locale. Inscrits dans l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France depuis 2010, les Soufflaculs de Nontron sont devenus célèbres pour leur vision comique, caricaturale et satirique de la société. |
Lundi 8 décembre 2025Louise Marie Amélie de Belgique, princesse de Saxe-Cobourg et Gotha et duchesse de Saxe, née le à Bruxelles et morte le à Wiesbaden, est une princesse de Belgique. Fille aînée du roi des Belges Léopold II et de la reine Marie-Henriette, elle se marie à Bruxelles, le , avec son cousin le prince Philippe de Saxe-Cobourg. Ils s'établissent à Vienne, dans le sillage de la cour autrichienne et ont deux enfants : Léopold (1878-1916) et Dorothée (1881-1967). Son mariage devient rapidement délétère. Louise, dotée d'une personnalité forte et entière, refuse de se soumettre à un mari qui ne lui convient pas et que la politique lui a imposé. Elle réagit en menant une vie prodigue et mondaine, faisant les beaux jours de la cour de Vienne où sa beauté attire. Louise est vite précédée par une réputation de scandale à laquelle elle donne du crédit en menant plusieurs liaisons successives avant de s'éprendre de Geza Mattachich, un officier aristocrate croate. Louise créant le scandale dans l'Europe entière, son mari la fait déclarer folle et convainc l'empereur François-Joseph de l'interner dans un hôpital psychiatrique, tandis que Mattachich est accusé de faux en écritures et incarcéré. Libéré quatre ans plus tard, Mattachich réussit à faire évader la princesse. Tous deux parcourent ensuite l'Europe. Réussissant à prouver son équilibre mental, Louise divorce à l'amiable en 1906. Une existence d'apatride débute pour Louise, laquelle, de concert avec sa sœur Stéphanie, intente plusieurs procès contre l'État belge pour récupérer l'héritage de leur père — mort en 1909 — dont elle s'estime lésée. Ces procès sont perdus par les deux princesses. Cependant, elle perçoit tout de même, en 1914, une part de la fortune du défunt roi. La guerre et la défaite allemande appauvrissent encore la princesse qui décide de publier ses mémoires sous le titre Autour des trônes que j'ai vus tomber qui constituent également un témoignage sur la vie des cours européennes. Philippe, son ex-mari, meurt en 1921. Dans un dénuement complet, Louise meurt, un an après Mattachich, en 1924, à 66 ans, laissant pour seule descendance sa fille Dorothée qu'elle ne voyait plus. Le souvenir majeur qu'elle laisse en Belgique est l'avenue Louise qui porte son nom à Bruxelles. |
Mardi 9 décembre 2025Martial Solal, né le à Alger (Algérie française) et mort le au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), est un pianiste de jazz, compositeur, arrangeur et chef d'orchestre français. Sa carrière débute dans les années 1950, au cours desquelles il enregistre notamment avec Django Reinhardt et Sidney Bechet. Au Club Saint-Germain, il accompagne les plus grands musiciens américains de l'époque : Don Byas, Clifford Brown, Dizzy Gillespie, Stan Getz ou encore Sonny Rollins. Il enregistre plus d'une centaine de disques en solo, en trio ou avec différents big bands, ainsi qu'en duo — formule qu'il affectionne particulièrement —, avec entre autres Lee Konitz, Michel Portal, Didier Lockwood, John Lewis ou David Liebman. Solal ne se limite pas à la scène de jazz : il écrit de nombreuses œuvres symphoniques jouées notamment par le nouvel orchestre philharmonique, l'orchestre national de France ou l'orchestre de Poitou-Charentes. Il compose également plusieurs musiques de films, notamment pour Jean-Luc Godard (À bout de souffle) ou pour Jean-Pierre Melville (Léon Morin, prêtre). Le style de Martial Solal, virtuose, original, inventif et plein d'humour, s'appuie notamment sur un talent exceptionnel d'improvisation servi par une technique irréprochable qu'il entretient par un travail systématique tout au long de sa carrière. Bien que n'ayant eu qu'un seul véritable élève en la personne de Manuel Rocheman, il influence de nombreux musiciens tels que Jean-Michel Pilc, Baptiste Trotignon, Franck Avitabile, François Raulin ou encore Stéphan Oliva. Le prestigieux concours de piano jazz Martial Solal, organisé de 1988 à 2010, est nommé en son honneur. |
Mercredi 10 décembre 2025Le Natoufien est une culture archéologique de l'Épipaléolithique, attestée au Levant entre et avant le présent (-). Elle est caractérisée par la mise en place des premières expériences de sédentarisation et donc par l'apparition des premiers villages, dans une société de chasseurs-cueilleurs, donc sans agriculture. Elle doit son nom à la vallée du Wadi en-Natouf en Cisjordanie où elle a été identifiée (dans la grotte de Shuqba) par l'archéologue britannique Dorothy Garrod en . Les sites du Natoufien ont été découverts dans les régions bordant la côte méditerranéenne du Proche-Orient, notamment près du mont Carmel et en Galilée, dans ce qui semble être le cœur de cette culture et la région où la sédentarisation est la plus avancée. Plus largement les sites associés de près ou de loin au Natoufien s'étendent du Sinaï jusqu'au Moyen-Euphrate en Syrie actuelle, mais la situation de ces régions durant cette période reste mal connue. Le Natoufien est couramment divisé en deux périodes principales. Une période ancienne, qui coïncide avec une phase de climat plus chaude et humide que par le passé, voit le recul de la mobilité et l'émergence de villages de chasseurs-cueilleurs dont la subsistance repose sur une vaste gamme de ressources, et qui emploient un outillage lithique très divers. Une période récente, qui prend place dans une phase de refroidissement, voit un reflux de la sédentarité, très marqué dans le Levant méridional, tandis que des sites plus importants se développent sur le Moyen-Euphrate. En l'état actuel des connaissances, rien n'indique que les Natoufiens aient été des agriculteurs, mais il est possible qu'ils aient procédé de manière marginale à des essais de culture des plantes. |
Jeudi 11 décembre 2025Pénitents et francs-maçons de l'ancienne Provence est un livre de l'historien Maurice Agulhon paru en 1968. Ce livre, dont une première édition paraît en 1966, est la thèse de troisième cycle de Maurice Agulhon, alors maître-assistant à la faculté des lettres d'Aix-en-Provence. L'auteur, constatant une sociabilité intense dans le département du Var dans la première moitié du XIXe siècle, champ géographique et chronologique de sa thèse d'État en préparation, cherche à en comprendre les origines en remontant à l'Ancien Régime, dans le même territoire. Pour étudier la sociabilité, l'auteur recherche les différentes formes d'associations repérables dans les sources. Son exposé est divisé en trois parties. La première décrit les confréries, et en particulier les confréries de pénitents — associations à la fois cultuelles et charitables — parce qu'elles sont nombreuses et parce que l'adhésion y est volontaire. L'auteur dépeint la diversité des confréries et leur évolution vers une laïcisation. La deuxième partie porte sur le développement des loges maçonniques dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. Elle démontre que les élites sociales, les nobles et les riches bourgeois, délaissent les confréries pour adhérer à cette nouvelle forme de sociabilité. La troisième partie étudie les sociétés populaires de l'époque révolutionnaire, qui bien souvent prennent la suite des confréries. Ainsi, Maurice Agulhon démontre que, si la structure et les buts des associations évoluent, passant du religieux au philosophique puis au politique, la sociabilité, pratique culturelle de rassemblement des individus, perdure. Il caractérise de cette manière une sociabilité méridionale. Le livre reçoit un accueil très favorable, matérialisé par de nombreux comptes rendus pour chacune des éditions. Novateur par ses méthodes et son sujet, il se situe au carrefour de plusieurs domaines historiques, montrant la possibilité d'écrire une histoire sociale et culturelle du religieux et du politique. Il met au premier plan la notion de sociabilité, dont Maurice Agulhon, qui poursuit par deux ouvrages son étude de ce phénomène dans la première moitié du XIXe siècle, passe pour « l'inventeur ». Ce concept de sociabilité connaît un grand succès, il est repris et adapté à d'autres cadres géographiques et à d'autres périodes. |
Vendredi 12 décembre 2025Cristatusaurus est un genre fossile de grands dinosaures théropodes ayant vécu entre les étages Aptien et Albien du Crétacé supérieur, il y a environ 112 millions d'années, dans l'actuel Niger. L'unique espèce connue est Cristatusaurus lapparenti, originellement décrite en 1998 par Philippe Taquet et Dale A. Russell à partir de fossiles ayant été découverts dans la formation d'Elrhaz. Il comprend des mâchoires partielles et quelques vertèbres. Deux griffes fossiles sont également attribuées par la suite à ce taxon. Le nom générique Cristatusaurus signifie « reptile à crête », faisant allusion à la crête sagittale présente sur le dessus du museau, tandis que l'épithète spécifique lapparenti honore le paléontologue français Albert-Félix de Lapparent. Comme d'autres spinosauridés, Cristatusaurus était probablement un grand carnivore bipède, doté de membres antérieurs robustes et d’un crâne évoquant celui des crocodiles. D'après les archives fossiles de la formation d'Elrhaz, l'animal coexistait avec des dinosaures sauropodes et iguanodontiens, d'autres théropodes et divers crocodylomorphes. L'identité de Cristatusaurus, initialement considéré comme étant une espèce indéterminée de Baryonyx, suscite de nombreux débats en raison du caractère fragmentaire de ses fossiles. Certains auteurs avancent qu'il s'agirait probablement du même dinosaure que Suchomimus, également connu de la formation d'Elrhaz. Dans ce cas, le genre Cristatusaurus devrait avoir la priorité nominale, ayant été nommé plus de deux mois auparavant. En revanche, d’autres auteurs considèrent Cristatusaurus comme un nomen dubium, le jugeant impossible à distinguer clairement de Suchomimus et de Baryonyx. Bien que certaines différences aient été relevées entre les fossiles de Cristatusaurus et ceux de Suchomimus, on ignore encore si elles reflètent une véritable distinction entre les deux genres ou si elles sont simplement liées à l’ontogenèse, c’est-à-dire aux changements intervenant au cours de la croissance. |
Samedi 13 décembre 2025Le 1st King's Dragoon Guards est un régiment de cavalerie blindée et de garde de la British Army. Le régiment est créé par John Lanier en 1685 sous le nom de 2e Queen's Regiment of Horse, nommé en l'honneur de la reine Marie, épouse du roi Jacques II. Il est rebaptisé 2nd King's Own Regiment of Horse en 1714 en l'honneur du roi George I. Il a reçu le titre de 1st King's Dragoon Guards en 1751. Le régiment sert dans la cavalerie montée jusqu'en 1937, date à laquelle il est mécanisé avec des chars légers. Il entre dans le Royal Armoured Corps en 1939. Après avoir servi pendant la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale, le régiment fusionne avec le 2nd Dragoon Guards (Queen's Bays) en 1959 pour former le 1st The Queen's Dragoon Guards. |
Dimanche 14 décembre 2025Constantin IV (latin : Flavius Constantinus Augustus, grec : Κωνσταντίνος Δʹ), né vers 650 et mort entre juillet et septembre 685, souvent appelé incorrectement Pogonate, c'est-à-dire « le Barbu », en confusion avec son père, fils aîné de Constant II et de l'impératrice Fausta, co-empereur à partir de puis empereur byzantin de septembre à sa mort. Constantin IV commence à occuper des fonctions de gouvernement quand son père part pour la Sicile dans les années 660. Il le représente alors à Constantinople où il est confronté aux assauts des Arabes et à la révolte de Saborios. À la mort de son père, en 668, il doit mater un autre soulèvement pour s'imposer sur le trône. D'emblée, il fait face à la pression croissante des musulmans, qui assaillent Constantinople à plusieurs reprises dans les années 670. Tout occupé à la défense de la ville, il parvient à repousser les musulmans en 678 et obtient un traité de paix favorable. Ce succès lui permet alors de se consacrer à d'autres ambitions. Il peut notamment repousser les Slaves qui tentent de s'emparer de Thessalonique mais essuie une cuisante défaite lors de la bataille d'Ongal en 680, qui signe l'établissement du Khanat bulgare du Danube, dans une région jusque-là occupée par l'Empire. S'il perd également un peu de terrain contre les Lombards en Italie, son règne est surtout l'occasion d'un rapprochement avec une papauté de plus en plus autonome. Mettant fin à des décennies de conflits théologiques, il renonce au monothélisme et convoque le troisième concile de Constantinople entre 680-681. C'est un succès politique pour l'empereur, qui devient alors le restaurateur de l'orthodoxie et de la concorde religieuse entre Rome et Constantinople, tout en entérinant de fait la place de plus en plus importante prise par le pape. Il meurt jeune en 685 et c'est son fils, Justinien II, qui lui succède. Il laisse l'image d'un empereur pieux, capable de poursuivre l'œuvre de réforme d'un Empire confronté à de nombreux défis, même s'il doit concéder l'installation des Bulgares dans les Balkans. |
Lundi 15 décembre 2025Le cheval Castillonnais, ou cheval de Castillon, est une race de petits chevaux de selle montagnards et rustiques d'origine française. Connu et décrit au début du XXe siècle, ce petit cheval a failli disparaître en parallèle de l'adoption croissante de la motorisation, entre autres par le croisement avec des chevaux de trait. Il est sauvegardé de justesse par quelques éleveurs durant les années 1980 et 1990. Reconnu par les Haras nationaux en 1996, il reste à faible effectifs. Une association d'éleveurs et le haras national de Tarbes se mobilisent pour sauvegarder et préserver cette race. De robe bai-brun ou bai foncé, il est très proche du Mérens avec lequel il partage de nombreuses caractéristiques, mais nettement moins connu. C'est un bon cheval de loisir qui peut être monté en randonnée et attelé avec succès. Il vit principalement à l'extrémité sud-ouest de l'Ariège, dans les Pyrénées, dans un terroir éponyme caractérisé par la vallée du Lez, près de Saint-Girons. Son élevage s'est étendu à d'autres régions de France, notamment en Haute-Saône. |
Mardi 16 décembre 2025L'Albatros royal (Diomedea epomophora) est une espèce d'oiseaux marins de la famille des Diomedeidae. Il se reproduit sur quelques îles néo-zélandaises, principalement l'île Campbell, et vole dans toute la région subantarctique hors de sa période de reproduction. L'Albatros royal est l'un des oiseaux ayant la plus grande envergure : ses ailes déployées peuvent mesurer plus de 3,50 m. Sa tête et son corps sont blancs, avec un bec plus ou moins rose selon la saison et les individus. Seul le dessus de ses ailes est sombre, avec une bordure noire en-dessous. Les taches blanches qu'il porte sur les ailes lui ont donné son ancien nom d'Albatros à épaulettes. Quelques détails le distinguent de l'Albatros de Sanford (Diomedea sanfordi) et de l'Albatros hurleur (Diomedea exulans) : il a une bande blanche plus ou moins large à l'avant de ses ailes, qui blanchissent avec l'âge, et un trait noir sépare ses mandibules. La majorité des Albatros royaux se reproduisent sur l'île Campbell, au large de la Nouvelle-Zélande. Quelques individus nichent aussi sur l'île Enderby et l'île Adams et l'espèce peut s'hybrider avec l'Albatros de Sanford dans la région d'Otago. Lorsqu'il ne se reproduit pas, il vole sur de très grandes distances, d'abord vers l'Amérique du Sud, puis il fait le tour de la région subantarctique jusqu'à rejoindre la Nouvelle-Zélande. Plutôt solitaire, l'Albatros royal se laisse porter par le vent au-dessus des vagues afin d'économiser son énergie. Il se nourrit principalement de calmars, mais aussi de poissons, de crustacés, de Tuniciers et de carcasses en mer. Il ingère aussi des objets non comestibles, comme des morceaux de plastique. Comme d'autres oiseaux marins, il possède des glandes à sel qui lui permettent de filtrer l'eau de mer. Il n'atteint sa maturité sexuelle qu'à 8 ou 10 ans et se reproduit tous les deux ans, sauf en cas d'échec de sa couvée. Les couples sont très fidèles. Après une parade nuptiale complexe qui comprend des chants et des gestes variés, le couple donne naissance à un seul petit, entre fin novembre et début décembre. Le poussin arrive à maturité très tard comparé à d'autres espèces, environ 236 jours après son éclosion. Il peut vivre jusqu'à une soixantaine d'années, ce qui en fait l'un des oiseaux à la longévité la plus importante. L'Albatros royal est considéré comme une espèce vulnérable par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et par le ministère de la Conservation néo-zélandais. Par le passé, il a souffert de l'introduction d'espèces invasives et l'exploitation agricole sur ses aires de reproduction, qui l'ont probablement fait disparaître de l'île Auckland et ont fait chuter ses effectifs sur les îles voisines. Des efforts de suivi et de protection ont permis à sa population d'augmenter au cours du XXe siècle, mais elle décline depuis les années 1990. Il est aussi une victime accidentelle, comme d'autres oiseaux marins, de la pêche à la palangre. |
Mercredi 17 décembre 2025Les stèles de La Ghorfa sont une série de stèles datées des Ier et IIe siècles et découvertes pour la plupart d'entre elles au XIXe siècle en Tunisie. Elles sont réparties entre divers musées d'Europe et d'Afrique du Nord. Ces artefacts archéologiques sont des ex-votos déposés selon les spécialistes par des particuliers dans un lieu cultuel dédié à la divinité principale de l'Afrique romaine, Ba'al Hammon, un sanctuaire qui n'a pas été retrouvé. Retrouvées à partir du milieu du XIXe siècle et les dernières de la série connues dans le dernier tiers du XXe siècle, leur provenance précise, à savoir Maghrawa, n'a été éclaircie que dans l'avant-dernière décennie du XXe siècle grâce aux travaux de l'historien et archéologue tunisien Ahmed M'Charek. En effet, après la découverte d'une quarantaine de pièces archéologiques par un collaborateur du consul britannique à Tunis dans des conditions mal documentées, la collection est vite dispersée : une partie intègre la collection de Mohamed Khaznadar puis est répartie en divers endroits tandis qu'une partie reste en Tunisie avant une nouvelle dispersion. La localisation précise peut se faire suite à la découverte in situ d'un dernier lot de stèles du fait de travaux publics réalisés à la fin des années 1960, ces dernières découvertes étant déposées sur le site archéologique de Makthar. Les pièces archéologiques à la forme stéréotypée et aux motifs décoratifs très riches sont importantes pour la connaissance du contexte artistique et religieux, et peuvent comporter des inscriptions tant latines que néo-puniques. Elles témoignent des liens interculturels entre substrat phénico-punique et civilisation romaine et du contexte de métissage de l'Afrique romaine. |
Jeudi 18 décembre 2025L'affaire Philippe Monguillot est une affaire criminelle survenue à Bayonne, en . Le , Philippe Monguillot, chauffeur de bus de 58 ans, souhaite contrôler le titre de transport d'un groupe de personnes tout en leur demandant de porter un masque de protection, obligatoire à bord, dans le contexte de la pandémie de Covid-19. Là, une altercation éclate où Philippe Monguillot est frappé plusieurs fois, avant d'être laissé inconscient sur le sol. Conduit au centre hospitalier de la Côte Basque, il se trouve en état de mort cérébrale. Le , sa famille et les médecins s'accordent pour arrêter les soins, prélude au décès du chauffeur. Plusieurs suspects sont rapidement arrêtés et placés en garde à vue. Wyssem Manai et Maxime Guyennon sont mis en examen pour « homicide volontaire sur un agent de réseau de transports publics » et Mohammed Akrafi et un autre individu pour « non-assistance à personne en danger ». Ils sont placés en détention provisoire dès le . En , la juge d'instruction chargée de l'affaire requalifie les faits, confirmé en septembre de la même année par la cour d'appel de Pau. Wyssem Manai et Maxime Guyennon sont finalement poursuivis pour « récidive de violences volontaires ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner ». Ces derniers sont jugés du 15 au par la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques à Pau. À l'issue des débats, ils sont respectivement condamnés à une peine de 15 et 13 ans de réclusion criminelle. Mohammed Akrafi est finalement poursuivi pour « soustraction d'un criminel à une arrestation et aux recherches ». Au , il est toujours en attente de son procès suite à son expulsion vers le Maroc. Les poursuites sont abandonnées pour le quatrième homme mis en examen. Cette affaire provoque un vif émoi tant au niveau local que national. De nombreux hommages sont rendus à Philippe Monguillot ; le par exemple, une marche blanche organisée à Bayonne réunit près de 6 000 personnes. En conséquence de l'agression, les collègues du chauffeur exercent leur droit de retrait, ce qui conduit les pouvoirs publics à adopter des mesures rapides pour renforcer la sécurité sur les lignes du réseau et ainsi permettre une reprise progressive de l'activité. |
Vendredi 19 décembre 2025Le castellum de Larçay est une fortification militaire du début du Bas-Empire romain située sur la commune de Larçay, sur le rebord d'un coteau qui domine la vallée du Cher sur sa rive gauche, dans le département français d'Indre-et-Loire (région Centre-Val de Loire). Il est construit à quelques kilomètres au sud-est de Caesarodunum (Tours), probablement dans la seconde moitié du IIIe siècle comme d'autres édifices similaires en Gaule. Sa superficie est modeste (un peu plus de 3 000 m2) et il a, semble-t-il, succédé, au même emplacement, à un monument commémoratif de type mausolée dont il réutilise certains des éléments. Il est abandonné à la fin de l'Antiquité. Plusieurs points restent à comprendre à son sujet : sa construction n'a jamais été achevée, ses modalités d'occupation demeurent inconnues et son rôle, au sein d'un probable dispositif global de protection à l'échelle de la civitas des Turones, doit encore être précisé. Il a sans doute une fonction de surveillance et de contrôle de la circulation sur la voie antique de Bourges à Tours (ou l'une de ses branches) et la rivière qu'il domine. Il en subsiste une partie de la courtine ainsi que quelques-unes des tours qui la jalonnent. Ces vestiges sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du . |
Samedi 20 décembre 2025Egon Schiele, né le à Tulln an der Donau et mort le à Vienne, est un peintre et dessinateur autrichien rattaché au mouvement expressionniste. Issu de la petite bourgeoisie, il affirme sa vocation d'artiste contre sa famille. Ses dons en dessin le font admettre à seize ans à l'académie des Beaux-Arts de Vienne et il découvre bientôt d'autres horizons au contact de la Sécession, de l'Atelier viennois et de Gustav Klimt. Fin 1909, alors que son talent se révèle, il fonde un éphémère « groupe de l'Art nouveau » avec plusieurs peintres, musiciens et poètes — lui-même écrit des textes assez lyriques. Dans un culte égotiste de sa « mission » artistique, Schiele fait du corps dévêtu son champ d'expression privilégié : corps d'adultes, à commencer par le sien, mais aussi d'enfants, ce qui lui vaut en 1912 quelques semaines de prison. Courant 1915, il quitte sa compagne et modèle Wally Neuzil pour épouser, en marge d'autres liaisons, une jeune fille plus « convenable », Edith Harms. Affecté pour raisons de santé à l'arrière du front, il traverse la guerre en peignant beaucoup, commence à vendre, à entrevoir l'aisance, et s'impose à la mort de Klimt en 1918 comme nouveau chef de file des artistes viennois. C'est alors qu'il succombe, ainsi que son épouse enceinte, à la grippe espagnole. Egon Schiele a produit environ 300 huiles sur toile et plus de 3 000 œuvres sur papier où le dessin se conjugue volontiers à l'aquarelle et à la gouache : natures mortes, paysages, portraits, allégories et surtout autoportraits et nus féminins et masculins innombrables, aux postures ou détails parfois crus. Même si le trait aigu et la palette se sont adoucis en dix ans, l'ensemble frappe par son intensité graphique, ses contrastes, ses couleurs peu réalistes parfois morbides ; quant aux figures décharnées, désarticulées, comme flottant dans le vide, elles semblent incarner l'angoisse sexuelle ou existentielle, la solitude et même la souffrance, dans une œuvre empreinte de violence. Il est en fait difficile d'annexer Schiele à un groupe. Entre Art nouveau et expressionnisme, dégagé des normes de la représentation et menant sa quête en solitaire sans s'intéresser aux théories, il a exprimé de façon très personnelle sa sensibilité exacerbée tout en se faisant l'écho du désenchantement et des conflits latents d'une société en déclin. Acteur du renouveau artistique autrichien reconnu sinon apprécié de son vivant, il n'a pas été l'« artiste maudit » que la légende a voulu associer à sa vie marginale. Le traitement convulsif ou impudique de ses sujets n'en continue pas moins à surprendre un siècle après. Il est entré dans l'histoire de l'art moderne en peintre et dessinateur majeur, et certains créateurs se réfèrent à son œuvre dès la seconde moitié du XXe siècle. |
Dimanche 21 décembre 2025Avezac-Prat-Lahitte est une commune rurale française située dans l'est du département des Hautes-Pyrénées en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans la région des Baronnies, dont le nom est issu d'une légende selon laquelle quatre seigneurs du Moyen Âge avaient pour habitude de festoyer ensemble aux sources de l'Arros, chacun d'eux gardant un pied sur sa terre et l'autre sur celle du voisin. Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par l'Arros, la Baïse Darré, l'Avezaguet, le ruisseau Lahitte et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de quatre zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique, dont le « réseau hydrographique des Baronnies », une zone riche abritant une espèce très rare et endémique des Pyrénées et du quart nord-ouest de la péninsule ibérique, le Desman des Pyrénées Avezac-Prat-Lahitte est une commune rurale qui compte 582 habitants en 2022. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Lannemezan. Ses habitants sont appelés les Avezacais ou Avezacaises. Les abords immédiats du territoire d'Avezac-Prat-Lahitte, la vallée de l'Arros, portent des traces d'occupation humaine depuis le Paléolithique. Mais c'est surtout avec l'apparition d'un grand nombre de tumuli à la fin du Néolithique, dont celui de l'Estaque, que cette présence est attestée sur le territoire communal avec une occupation datée par des outillages du Chalcolithique, puis du premier Âge du fer. Les mentions d'Avezac et de Lahitte n’apparaissent formellement qu’au XIIe siècle dans le cartulaire de Bigorre et Prat en 1313. Avezac et Prat fusionnent en 1801, rejoints par Lahitte en 1972 pour former la commune actuelle. À partir de la fin du XIXe siècle, la commune connaît une baisse de sa population qui se stabilise dans les années 1950. L'église Saint-Barthélemy à Avezac, d'architecture romane, probablement construite au XVe siècle, renferme divers objets inscrits à l'inventaire des monuments historiques dont un retable daté du XVIIe siècle, une construction monumentale qui épouse l’ensemble du chœur. |
Lundi 22 décembre 2025Ailanthus altissima, en français Ailante glanduleux, Ailante, Faux vernis du Japon, Frêne puant ou Vernis de Chine, est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Simaroubaceae. C'est un arbre à feuilles caduques. Il possède de grandes feuilles composées, une écorce lisse et grise et a pour fruits des samares. Il est natif à la fois du nord-est et du centre de la Chine et de Taïwan et présent davantage dans la forêt tempérée que dans la forêt subtropicale d’Extrême-Orient. Cette espèce pousse vite, elle est capable d'atteindre une hauteur de 15 mètres en 25 ans. Elle a une durée de vie courte et vit rarement plus de 50 ans, mais peut cependant poursuivre son existence bien au-delà grâce à son pouvoir drageonnant particulièrement développé. L'Ailante glanduleux a été introduit, comme arbre d'ornement ou pour l'élevage du Bombyx de l'ailante pour la production de soie, dans la majeure partie des climats tempérés à subtropicaux, et il est considéré comme l'une des plantes les plus envahissantes au XXIe siècle en Australie, aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande et dans plusieurs pays d'Europe méridionale et orientale. |
Mardi 23 décembre 2025Le site castral de Montbazon est un ensemble d'aménagements fortifiés situés sur la commune française de Montbazon dans le département d'Indre-et-Loire et la région Centre-Val de Loire. Surplombant le val de l'Indre et contrôlant les voies de passage terrestres et fluviale, l'aménagement du site commence à la fin du Xe ou au début du XIe siècle avec la construction d'une tour maîtresse (donjon) généralement attribuée à Foulques Nerra. Cet aménagement se fait à l'extrémité d'un promontoire rocheux surplombant la vallée. La construction de la tour intervient dans le cadre de la lutte d'influence que se livrent les maisons de Blois et d'Anjou dans cette partie de la Touraine. Cette tour est surélevée peu de temps après et lui sont progressivement adjoints, jusqu'au XVe siècle, un avant-corps, puis une chemise et enfin deux enceintes protégeant l'ensemble du site. Un château Renaissance est construit au XVe siècle et des personnages célèbres (Louis VII, Louis XI, Catherine de Médicis et Henri de Navarre) y séjournent plus ou moins longtemps ; il est toutefois détruit un peu plus de trois siècles plus tard alors que, inoccupé, il est largement délabré. La chapelle seigneuriale et une partie de l'enceinte subissent le même sort. Depuis la Révolution française mais surtout à partir du XXe siècle, des remaniements ou des restaurations sont effectués par les propriétaires successifs, au premier rang desquels William Perry Dudley de 1922 à la fin des années 1950 et les époux Atterton dans les années 2000. Au XXIe siècle c'est la tour maîtresse, encore haute de 28 m, qui demeure l'élément le plus significatif de ce site ouvert au public ; des éboulements de coteau fragilisent toutefois la bordure du promontoire et représentent un danger pour les maisons bâties en contrebas. Le donjon est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du , mesure de protection étendue par arrêté du à l'ensemble du site castral qui est ouvert au public depuis 2003. Un arrêté de classement du se substitue à l'arrêté d'inscription de 1926. |
Mercredi 24 décembre 2025Europe, ou Jupiter II, est un satellite naturel de Jupiter. Plus spécifiquement, il s'agit de la plus petite lune galiléenne et la sixième lune la plus proche de la planète parmi les 95 connues de Jupiter, possédant un demi-grand axe de 671 100 km et une période de révolution d'environ 85 heures. Par ailleurs, elle est la sixième plus grande lune du Système solaire avec un diamètre de 3 122 km. Légèrement plus petite que la Lune, Europe est principalement constituée de roches silicatées et d'une croûte de glace d'eau, ainsi que probablement d'un noyau de fer et de nickel. Elle possède une très mince atmosphère, composée principalement d'oxygène. Sa surface présente notamment des stries glaciaires et des fissures appelées lineae, mais peu de cratères d'impact. Europe possède la surface la plus lisse de tous les objets célestes connus du Système solaire. Cette surface jeune — d'un âge estimé à 100 millions d'années — et sans relief, associée à la présence d'un champ magnétique induit, conduit à l'hypothèse que, malgré une température de surface moyenne de 90 K (−183 °C), elle posséderait un océan d'eau souterrain d'une profondeur de l'ordre de 100 km qui pourrait éventuellement abriter une vie extraterrestre. Le modèle prédominant suggère que le réchauffement par effet de marée dû à son orbite légèrement excentrique — maintenue par sa résonance orbitale avec Io et Ganymède — permet à l'océan de rester liquide et entraînerait un mouvement de glace similaire à la tectonique des plaques, la première activité de ce type constatée sur un autre objet que la Terre. Du sel observé sur certaines caractéristiques géologiques suggère que l'océan interagit avec la croûte, fournissant également une source d'indices pour déterminer si Europe pourrait être habitable. En outre, le télescope spatial Hubble a détecté l'émission de panaches de vapeur d'eau similaires à ceux observés sur Encelade, une lune de Saturne, qui seraient causés par des geysers en éruption et qui permettraient éventuellement de détecter des traces de vie sans avoir à utiliser d'atterrisseur — aucune sonde n'ayant jamais atterri sur cette lune. Observée pour la première fois en par Galilée avec les autres satellites galiléens, elle a été nommée ainsi par l'astronome Simon Marius — celui-ci affirmant par ailleurs avoir découvert l'astre en premier — d'après le personnage de la mythologie grecque Europe, mère phénicienne du roi Minos de Crète et amante de Zeus (Jupiter dans la mythologie romaine). En plus des observations télescopiques terrestres, cette lune est étudiée à partir des années 1970 par une succession de survols de sondes spatiales, des programmes Pioneer puis Voyager jusqu'à la mission Galileo, lancée en 1989 et achevée en 2003, qui fournit l'essentiel des données actuelles sur Europe. Deux nouvelles missions sont prévues : Jupiter Icy Moons Explorer (JUICE) de l’Agence spatiale européenne, lancée en et destinée à l'étude de Ganymède, mais qui comprendra deux survols d'Europe, et une mission de la NASA destinée à l'étude d'Europe, Europa Clipper, lancée en . |
Jeudi 25 décembre 2025Le parc national de Stora Sjöfallet (en suédois : Stora Sjöfallets nationalpark ; en same de Lule : Stuor Muorkke) est un parc national du Nord de la Suède, dans le comté de Norrbotten en Laponie suédoise. Il s'étend sur 1 278 km2 sur les communes de Gällivare et Jokkmokk et est bordé des parcs nationaux de Sarek et Padjelanta avec lesquels il forme le site du patrimoine mondial de la région de Laponie. Il protège une section de la vallée du fleuve Stora Luleälven dans les Alpes scandinaves, ainsi que les massifs qui l'encadrent, dont en particulier Áhkká (Akka), une des plus hautes montagnes du pays. La vaste différence d'altitude au sein du parc implique une importante variété de milieux naturels, allant des riches forêts primaires de conifères, en particulier dans la vallée de Viedás (Vietas), aux prairies et landes alpines à la flore localement riche, en passant par des vastes forêts subalpines de bouleau pubescent. Les rives des lacs de la vallée principale sont peuplées depuis plus de 7 000 ans par les Samis, un peuple nomade d'Europe du Nord, et leurs ancêtres. L'influence suédoise s'accroît dans la région à partir du XVIe siècle, mais il faut attendre la fin du XIXe siècle pour que les Suédois s'aventurent véritablement dans les montagnes. Avec la construction des voies ferrées au tournant du siècle, liées à l'industrie minière en expansion dans la région, le tourisme commence à se développer, ayant en particulier comme destination la chute d'eau de Stora Sjöfallet, considérée comme l'une des plus belles de Suède et l'un des premiers sites touristiques des montagnes lapones. Cette chute est aussi l'un des éléments qui a motivé en la création du parc national, l'un des premiers en Europe, auquel elle donne son nom. Cependant, les importants développements de l'hydroélectricité sur le fleuve entrent en conflit avec les balbutiements de la protection de la nature en Suède et, en , le barrage de Suorva est construit pour réguler le débit du fleuve, conduisant au déclassement de toute la partie centrale du parc. Les développements hydroélectriques dans le parc se poursuivent jusque dans les années , inondant le riche réseau de lacs et zones humides de la vallée et asséchant presque complètement la célèbre cascade. Si la nature du parc a grandement pâti des développements hydroélectriques, ceux-ci ont néanmoins augmenté l'accessibilité du parc et, aujourd'hui, Stora Sjöfallet est l'un des principaux points d'accès au réseau de sentiers de randonnée des montagnes du Nord suédois, en particulier le Kungsleden et le point de départ privilégié des randonnées vers Sarek et Padjelanta. Le parc comprend aussi le naturum Laponia, principal centre d'accueil du site du patrimoine mondial. |
Vendredi 26 décembre 2025Études pour l'Enfant Jésus est un ensemble de huit dessins réalisés à la craie rouge sur papier préparé d'ocre rouge par Léonard de Vinci et conservé aux Galeries de l'Académie de Venise. Il s'agit de représentations de tout ou partie du corps d'un très jeune enfant, considérées comme autant d'études préparatoires à l'Enfant Jésus présent sur le tableau Sainte Anne, la Vierge et l'Enfant Jésus jouant avec un agneau conservé au musée du Louvre. Vraisemblablement réalisée vers 1502-1503 — bien que des chercheurs la repoussent entre 1508 et 1511 —, la série appartient à un groupe d'études qui permettent au peintre de créer le carton pour le tableau à cette même période. La feuille se rapproche en particulier de deux autres études de l'Enfant qui déploient une technique identique dite « rouge sur rouge ». Le maître florentin laisse transparaître toute l'étendue de ses connaissances dans les domaines de l'anatomie, de la physiologie et de la physique. En outre, certaines des parties de l'œuvre proposent une technique graphique à ce point appliquée que celle-ci a contribué à faire douter du caractère autographe de l'œuvre. |
Samedi 27 décembre 2025La classe Le Redoutable est la première série de sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) de la Marine nationale française. Six navires de ce type entrent en service entre 1971 et 1985 et constituent alors l'un des trois vecteurs de la dissuasion nucléaire française avec les Mirage IV et les missiles balistiques du plateau d'Albion. Armés de seize missiles balistiques équipés de têtes nucléaires, ces sous-marins de grande taille ont un déplacement en plongée de 9 000 tonnes. Ils font partie de la Force océanique stratégique (FOST), qui comprend également des installations de maintenance situées dans leur port d'attache à l'île Longue dans la rade de Brest. Ils sont progressivement remplacés par les sous-marins de nouvelle génération de la classe Le Triomphant à partir des années 1990. La création d'une flotte de SNLE résulte de la décision du président de la République, le général de Gaulle, d'adopter une stratégie de dissuasion nucléaire indépendante des États-Unis en développant des capacités de frappe nucléaire permettant de dissuader toute attaque des intérêts nationaux. La création d'une flotte de sous-marins à propulsion nucléaire embarquant des missiles balistiques est décidée en 1960 et est appliquée en 1963. À compter de 1972, la France maintient en permanence au moins un de ces sous-marins en patrouille, caché dans les fonds océaniques, prêt à lancer ses missiles sur ordre du président de la République. La propulsion nucléaire navale, mise au point dans les années 1950, transforme la technologie des sous-marins en leur permettant de se maintenir en plongée indéfiniment tout en disposant d'une source d'énergie permettant d'atteindre des vitesses considérables. L'US Navy est la première à maîtriser ce nouveau type de propulsion, à bord du prototype Nautilus lancé en 1955, rapidement suivi de sous-marins opérationnels. Les ingénieurs français, après une première tentative exploitant une technologie différente, développent de manière autonome un réacteur nucléaire à eau pressurisée ainsi que des missiles balistiques pouvant être lancés en plongée, une bombe nucléaire miniaturisée et une centrale à inertie répondant aux contraintes de précision des armes embarquées. Le sous-marin tête de série, baptisé Le Redoutable, dont la construction débute en 1964, entame sa première patrouille début 1972. Au cours de la vie opérationnelle des « Redoutable », des missiles aux capacités croissantes (portée, têtes nucléaires) sont installés à bord de ces sous-marins. Le dernier modèle, le missile M4, emporte six têtes nucléaires de 150 kilotonnes équivalent en TNT et a une portée supérieure à 4 500 km. Deux équipages de 135 hommes sont attachés à chacun des « Redoutable » pour permettre une utilisation maximale. Le navire part en patrouille pour une durée comprise entre deux et trois mois. Une fois au large, il quitte la surface et entame une plongée qui ne s'achève qu'à la fin de sa mission. Il circule en maintenant sa position secrète tout en étant en permanence à l'écoute des informations et instructions émanant des autorités militaires. |
Dimanche 28 décembre 2025Julien Absalon, né le à Remiremont, est un coureur cycliste français, spécialiste de VTT cross-country. Dans cette discipline, il est l'un des coureurs les plus titrés de tous les temps : double champion olympique en 2004 et 2008 (record ex æquo) ; quintuple champion du monde entre 2004 et 2007 puis en 2014 ; sept fois vainqueur du classement général de la Coupe du monde en 2003, de 2006 à 2009, en 2014 et 2016 ; quintuple champion d'Europe en 2006 et de 2013 à 2016 (record) ; et quatorze fois champion de France entre 2003 et 2016 (record). En Coupe du monde, il remporte 33 manches durant les saisons 2001 à 2016. Multiple Vélo d'or français, il est également intronisé au Mountain Bike Hall of Fame en 2020. Il est révélé chez les juniors en 1998, où il réalise le triplé champion du monde, champion d'Europe et champion de France. Chez les espoirs, il réussit ce même triplé en 2001 et 2002. Chez les élites, il est dominateur durant les années 2003-2008, où il remporte 2 titres olympiques, 4 titres de champion du monde et 4 Coupes du monde. Son plus grand adversaire est le Suisse Nino Schurter, qui met fin à sa domination à partir de 2009 en remportant le championnat du monde, Absalon remportant la Coupe du monde. Dans les années 2010, il parvient à s'adapter aux nouvelles courses avec une durée limitée à environ 1 h 30 et l'ajout de nombreux obstacles artificiels sur le parcours, bien différentes des courses du début de sa carrière durant souvent plus de 2 heures sur des parcours naturels. Il obtient encore de grands résultats, notamment le doublé championnat du monde et Coupe du monde en 2014, la Coupe du monde 2016 et 4 titres de champion d'Europe de 2013 à 2016. Il échoue dans sa conquête d'un troisième titre olympique aux Jeux de Londres en 2012, où il abandonne à cause d'une crevaison, et aux Jeux de Rio en 2016, où il termine seulement à la 8e place. Diminué par des problèmes d'allergie aux pollens, il met brusquement fin à sa carrière en 2018. Il continue cependant la compétition en VTT à assistance électrique et obtient la 3e place aux championnats du monde 2019. De 2018 à 2022, il dirige sa propre équipe de VTT, nommée Absolute Absalon puis BMC MTB Racing en 2022. |
Lundi 29 décembre 2025Le rhinocéros de Louis XV, ou rhinocéros de Versailles, est un rhinocéros indien mâle qui a vécu dans la ménagerie royale du château de Versailles à partir de . Probablement né en , il est capturé puis transporté en bateau et par la route depuis Chandernagor, en Inde française, comme cadeau du gouverneur Jean-Baptiste Chevalier de Conan au roi de France Louis XV. Il est exposé pendant plus de 23 ans au public et étudié par de nombreux naturalistes de l'époque. Il meurt de façon incertaine en , en pleine Révolution française. Il est un des premiers animaux de cette taille à être naturalisé. Son squelette et sa naturalisation sont à présent exposés au Muséum national d'histoire naturelle, à Paris. |
Mardi 30 décembre 2025L'assassinat d'Élisabeth de Wittelsbach, dite Sissi, impératrice d'Autriche et reine de Hongrie, s'est produit au début de l'après-midi du à Genève. Il a été perpétré par Luigi Lucheni, un Italien qui se réclamait de la mouvance anarchiste. Le jour du meurtre, l'impératrice, âgée de 60 ans, séjourne à l'hôtel Beau-Rivage avec une suite restreinte. Vers 13 h 30, elle quitte son hôtel avec sa dame de compagnie, Irma Sztáray de Sztára et Nagymihály, afin de rejoindre le bateau Le Genève sur lequel elles ont l'intention d'embarquer. Luigi Lucheni les devance et se précipite sur Élisabeth, à laquelle il assène un coup de lime au cœur. C'est à bord du Genève que sa dame de compagnie constate l'état préoccupant de l'impératrice. Elle est reconduite à l'hôtel Beau-Rivage, où elle meurt un peu plus d'une heure après avoir été agressée. L'annonce de sa mort provoque la stupéfaction dans l'Europe entière. Plusieurs arrestations de personnes qualifiées d'anarchistes ont lieu, notamment en Suisse et en Belgique. À Vienne et à Trieste, des ouvriers italiens sont pris à partie, tandis qu'à Berlin, les mesures de police sont renforcées. À Bruxelles, des afficheurs de libelles sont mis sous les verrous. De prétendus complots anarchistes envers d'autres souverains ou héritiers, tels le roi Charles Ier de Portugal, la reine Wilhelmine des Pays-Bas et le prince Victor-Emmanuel d'Italie, sont évoqués par la presse. Les funérailles de l'impératrice-reine, une semaine après sa mort, donnent lieu à de nombreuses marques d'hommage rendues par une importante représentation de membres du Gotha et par la population viennoise envers leur souveraine. Son assassinat consolide le mythe dont elle était déjà auréolée de son vivant et qui est toujours présent au XXIe siècle. |
Mercredi 31 décembre 2025L'église Saint-Joseph est une église paroissiale de culte catholique emblématique du centre-ville reconstruit du Havre dans le département français de la Seine-Maritime, en région Normandie. Monument représentatif de l'architecture moderne, cette église des « gens de mer » symbolise la renaissance de la ville détruite en 1944. Sa tour-lanterne, qui domine du haut de ses 107 m l’ensemble des quartiers reconstruits, est tout à la fois un phare visible à des dizaines de kilomètres au large et une « stèle en mémoire des disparus ». La fin de la Seconde Guerre mondiale marque en effet la destruction de la ville du Havre lors d'une intense campagne de bombardements, entre les 5 et , provoquant la mort de près de trois mille personnes. Les dégâts matériels sont tels qu'elle est la grande ville la plus dévastée de France et l’ancienne église Saint-Joseph, modeste édifice de quartier, n'échappe pas à la destruction. Elle est reconstruite à partir de 1951 par Auguste Perret, architecte précurseur du béton armé. L'église Saint-Joseph accompagne également le renouveau de l’art sacré — notamment grâce aux vitraux de Marguerite Huré — et l'émergence de l’abstraction lyrique au cours des années 1950. Son plan carré au centre duquel se dresse le maître-autel, entouré par les fidèles, anticipe également les évolutions liturgiques que le concile Vatican II introduit au cours de la décennie suivante. Symbole de l'architecture du XXe siècle, l'église est inscrite au titre des monuments historiques dès le mois d' puis classée en 2018. Elle est identifiée comme l'un des éléments remarquables de la ville reconstruite par Auguste Perret, bien inscrit au patrimoine mondial en 2005. |


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